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MIGUASHA SITE DU DÉVONIEN EN GASPÉSIE

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MIGUASHA SITE DU DÉVONIEN EN GASPÉSIE

Message par cpqt le Mar 03 Oct 2017, 20:30

Miguasha
Les Micmacs de la Gaspésie appelaient le secteur Megouasag: falaise rouge. Devenu Miguasha avec le temps, l’endroit est toujours aussi rouge. À l’extrémité ouest de la Baie-des-Chaleurs, du côté nord de la rivière Ristigouche, Miguasha doit sa coloration rouge à la formation géologique de Bonaventure. Mais l’endroit doit plutôt sa renommée à la formation qui se trouve juste en dessous, au niveau de la plage. Depuis 125 ans, la Formation d’Escuminac est célèbre chez les paléontologues du monde entier. Et pour cause: elle a livré des milliers de fossiles étonnamment bien conservés, principalement des poissons qui ont vécu au Dévonien, il y a 380 millions d’années.

Site paléontologique majeur pour cette période éloignée, Miguasha a été déclaré "patrimoine mondial de l’humanité" par l’UNESCO en 1999. Le parc national de Miguasha, créé en 1985, en assure la protection et conserve les précieux fossiles dans les collections du musée d’histoire naturelle érigé six ans plus tôt. Accessible au public durant la belle saison, l’endroit permet de se familiariser avec la paléontologie et de découvrir un moment important de l’évolution, l’apparition des premiers vertébrés terrestres, dans un monde peuplé jusqu’alors par des êtres aquatiques. Bienvenue au Dévonien supérieur. Pour cette visite de la Terre d’il y a 380 millions d’années, il faut oublier ce qu’on a l’habitude de voir sur notre planète et se mettre dans la peau d’un voyageur de l’espace qui arrive sur une nouvelle planète. Le dépaysement est en effet plutôt complet.



Est-ce bien la Terre cette planète aux continents méconnaissables, dont l’hémisphère nord est couvert d’un océan sans fin ? Les six continents que l’on connaît, les deux grands océans, tout ça n’existe pas encore. Et le climat semble plus chaud qu’aujourd’hui...il n’y a pas de glace au pôle nord! Même les jours n’ont pas la même durée! Un coup d’oeil aux espèces vivantes est aussi déroutant. Si les régions tropicales sont par endroits couvertes de forêts, les arbres qu’elles contiennent ne sont pas très diversifiés. Au sol par contre, les petites plantes non ligneuses présentent une plus grande variété. Et il faut être très attentif pour voir des animaux. Cachés dans la litière du sol, quelques invertébrés vivotent. Mais dans l’eau, c’est une autre histoire. Les invertébrés sont bien sûr nombreux, mais les poissons aussi sont abondants et variés. Mais ils ont de drôles d’allures et peu d’entre eux ressemblent aux espèces d’aujourd’hui. À juste titre, le Dévonien a été surnommé l’Âge des poissons, en référence au foisonnement évolutif qu’ils ont opéré au cours de cette période.

La faune de Miguasha est l’une des plus représentatives du Dévonien. Elle est reconnue comme une fenêtre sur l’embranchement des vertébrés pendant l’Âge des poissons, mais elle témoigne également de l’embranchement des invertébrés dans les domaines aquatiques et terrestres, en ce temps charnière où le règne animal quittait le milieu aquatique pour faire la conquête des continents émergés. Depuis les premières fouilles recensées, à l’été 1879, plus de 17 000 spécimens de vertébrés, d’invertébrés et de plantes ont été extraits de la falaise. De ce nombre, environ 10 000 spécimens font partie de la collection du musée d’histoire naturelle du parc national de Miguasha. Le reste est dispersé dans les collections d’une trentaine de centres de recherches, de musées et d’universités au Canada et dans plusieurs pays dans le monde. Cette faune comprend une vingtaine d’espèces de poissons essentiellement endémiques, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas trouvées dans d’autres régions du globe. Ces espèces témoignent de différents stades de l’évolution des vertébrés et elles appartiennent à différents groupes dont plusieurs sont maintenant éteints. Ils comprennent des formes parmi les plus primitives ainsi que d’autres parmi les plus spécialisées et perfectionnées de l’histoire évolutive des poissons. Toute une panoplie de formes se côtoie. Avec de grands carnivores au corps puissant et aux dents acérées, de petits poissons de fond filtrant la boue pour dénicher leur subsistance, de rapides petits poissons à épines vivant en banc, l’écosystème compte autant de prédateurs que de proies.





Au pied des Appalaches nouvellement formées, un large estuaire s’étend et sert de trait d’union entre un fleuve qui prend ses sources dans les montagnes, et la mer qui s’étend plus loin. L’eau est plutôt pauvre en oxygène, si bien qu’avoir des poumons semble être la norme chez plusieurs espèces de poissons. L’oxygène qu’ils n’arrivent pas à obtenir par les branchies, ils vont le puiser dans l’air en quelques bouffées. Tant et si bien que certaines espèces de Miguasha étaient possiblement aptes à survivre hors de l’eau pendant une courte période, et peut-être même à ramper sur le rivage à l’aide de leurs fortes nageoires pour revenir dans l’eau. Preuve que l’homme descend non seulement du singe mais aussi du poisson. Ensemble, ces vertébrés et ces invertébrés aquatiques et terrestres faisaient partie intégrante d’un écosystème aujourd’hui disparu mais dont les traces sont suffisamment abondantes et détaillées pour qu’il soit possible de le reconstituer avec précision. En terme de nombre, le placoderme Bothriolepis canadensis est l’espèce la plus nombreuse. Au musée d’histoire naturelle, cette espèce compte pour 28% des 10 000 spécimens de la collection nationale, un véritable sanctuaire à Bothriolepis! Même un poisson culte comme Eusthenopteron était représenté par 1600 spécimens en 2006. Et l’on a compté jusqu’à 600 spécimens au mètre carré du petit acanthodien Triazeugacanthus affinis à la surface de certaines couches! C’est donc dire la concentration très élevée de fossiles que l’on retrouve à Miguasha. Un tel site est une richesse "quasi renouvelable", puisque seulement une petite fraction de la formation a été fouillée et que de nouveaux affleurements ont été repérés à l’intérieur des terres au cours des récentes années. Que nous réservent les fouilles au cours des prochaines années?
Source : http://miguasha.ca/mig-fr/index.php



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