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Le quai Branly invite à découvrir l’art esquimau…

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Le quai Branly invite à découvrir l’art esquimau…

Message par Cyrille C. le Dim 05 Oct 2008, 17:59

CLICANOO.COM | Publié le 5 octobre 2008

Expositions. Dorset, Inuit, Yupik, Ipiutak, Okvik... Le musée du quai Branly présente pour la première fois en Europe une sélection d’oeuvres - masques, objets rituels, sculptures… - parmi les plus importantes des arts esquimaux, de la Russie au Groenland, en passant par l’Alaska et le Canada.




Intitulée “Uspide Down, les Arctiques”, l’exposition (jusqu’au 11 janvier) plonge le visiteur dans les cultures du monde polaire, dont certaines ont plus de 2000 ans, lui donnant l’impression d’avoir quitté Paris pour la banquise : entrée rafraîchie, couleur blanche du sol au plafond, lumière crue ou atténuée et vitrines ressemblant à des blocs de glace, grâce à la scénographie de l’Américain Doug Wheeler. Une manière aussi de souligner l’absence de verticalité dans une région où la terre et le ciel ne font parfois qu’un, où tout repère entre le haut et le bas (“Upside down” ou “sens dessus dessous”) disparaît “quand les vents se lèvent et que la neige poudreuse envahit l’atmosphère”, comme l’écrivait en 1973 l’anthropologue Sir Edmund Carpenter, commissaire de l’exposition parisienne.

Omniprésence des esprits Quelque 500 pièces sont réunies en provenance des fonds de la Rock Foundation de Sir Carpenter et de musées étrangers (Russie, Danemark, Etats-Unis, Canada). “Uspide down” se veut une référence également à des cultures qui croient à un monde souterrain où les ancêtres sont représentés à l’envers, tout comme le film projeté à l’entrée de la salle principale dont les artistes se retrouvent la tête en bas. Un monde où le mythe de Sedna, jeune fille qui règne sur le fond des océans, est le plus important. Les populations de l’Arctique “sont des chasseurs et les masques mi-hommes mi-animaux représentent le lien de respect entre l’humain et l’animal. C’est la continuité de la vie, les Esquimaux ont besoin des morses ou des phoques pour survivre, donc ils ont un profond respect pour eux”, explique Sean Mooney, coordinateur de l’exposition pour la Rock Foundation, en montrant la sculpture en ivoire finement travaillée d’un bébé morse. Les esprits sont omniprésents dans ces cultures où l’on pratiquait le chamanisme, et de nombreuses sculptures représentent des animaux - têtes d’oiseaux, morses, ours, phoques, baleines - qui, comme les masques, ont des vides pour laisser passer les esprits. À l’opposé, deux masques mortuaires Ipiutak montrent comment les orifices du visage - yeux, nez, bouche - étaient obturés pour empêcher les mauvais esprits de tourmenter le mort. L’exposition utilise à plusieurs reprises le mot “esquimau”, toujours controversé, en l’absence de terme qui fasse référence à l’ensemble des peuples de l’Arctique. Inuit signifie en effet “les être humains”, Yupik “les vrais gens”. Pour les premiers, “esquimau” est un terme péjoratif mais pas pour les seconds. Et pour cause, pendant longtemps, il a été prêté au mot “esquimau” la signification de “mangeurs de viande crue”, issu d’un terme algonquin, la langue parlée par des indiens d’Amérique. Mais d’autres explications sont avancées. Il proviendrait d’un dialecte des indiens Cree qui pourrait être traduit par “tisseurs de raquettes”.

(tlj sauf le mardi de 9 à 18h, 20h les samedis et 22h les mercredis et vendredis. 9,50 euros, 13 euros avec les collections permanentes. TR : 11 euros. Catalogue : 480 pages. Hazan/Musée du Louvre Editions, 42 euros.

… et l’artisanat populaire Mingei

Bouilloire en fonte de fer du 18e, kimono de travail du 19e ou plat du 20e : ériger l’artisanat populaire anonyme en philosophie du beau, c’est “l’esprit Mingei” développé par le penseur japonais Soetsu Yanagi (1889-1961) que le musée du quai Branly invite à découvrir jusqu’au 11 janvier prochain. Ce mouvement, qui s’oppose à l’artisanat aristocratique, s’est efforcé dès les années 20 de défendre la beauté de certains objets quotidiens particulièrement inventifs et esthétiques alors que dans le même temps émergeait le design, avec sa dimension industrielle et commerciale. Les quelque 150 objets réunis au musée du quai Branly montrent la vision d’un homme, Soetsu Yanagi, “incarnation de l’intellectuel japonais qui s’intéresse autant l’Occident (Van Gogh, Rodin) qu’à sa propre culture”, souligne Germain Viatte, commissaire de l’exposition. Il défend l’originalité culturelle des peuples à la périphérie de l’Archipel et notamment ceux de Corée, colonisé par le Japon de 1910 à 1945, de Taiwan (à l’époque sous domination japonaise) ou des îles d’Okinawa (extrême-sud du Japon). Il entreprendra de créer un musée d’art populaire coréen qui ouvrira ses portes à Séoul en 1924. L’exposition parisienne montre ainsi la simplicité d’une jarre ou d’un pot à décoction. Une autre partie s’attache à montrer les oeuvres d’artisans, artistes et intellectuels qui suivront Yanagi. A travers l’activité de Soetsu Yanagi, “grand défenseur de l’artisanat d’Extrême-Orient et de son fils Sori Yanagi, pionnier du design d’après-guerre au Japon”, dit encore M. Viatte, l’exposition tisse un lien entre les deux phénomènes, le mouvement de Yanagi s’étant préoccupé aussi des conditions du développement futur de l’artisanat. “L’esprit Mingei au Japon” établit enfin un double lien avec le design par l’exposition d’oeuvres de trois créateurs internationaux venus travailler au Japon : l’Allemand Bruno Taut dans les années 30, la Française Charlotte Perriand (années 40) et l’Américain Isamu Noguchi (années 50). Mais aussi avec des oeuvres de Sori Yanagi, qui réalisera à partir de 1948 des objets de grande diffusion en privilégiant la qualité du matériau et ses techniques de production et d’assemblage. Son tabouret “Butterfly”, conçu en 1953 en contreplaqué formé, deviendra une pièce emblématique du design.

Les mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h00, les jeudi, vendredi et samedi de 11h00 à 21h00. Tarif : 7 euros, TR, 5 euros. Catalogue : “L’esprit Mingei au Japon”, ed. musée du quai Branly/ Actes sud, 144 pages, 25 euros).

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Cyrille C.
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