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Prospection aérienne

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Prospection aérienne

Message par Cyrille C. le Mar 20 Mai 2008, 23:39

La prospection Aérienne


Introduction :
La prospection aérienne consiste à rechercher des traces de sites dont on suppose l’intérêt archéologique, en les survolant à basse altitude et à les enregistrer en les photographiant.
Par sa mobilité, l’avion permet de couvrir rapidement toute une région et d’obtenir des vues plongeantes, obliques de lieux difficilement accessible au sol : terres ensablées, forêts, zones marécageuses, cours d’eau et littoraux.
Il existe différentes méthodes, cet exposé aura pour but de rassembler toutes les techniques de travail communes à tous et qui tendent à un même but : rechercher et enregistrer les indices qui vont trahir la présence d’un site archéologique.
Nous verrons à travers deux points l’utilité de la prospection aérienne dans un premier temps, traitant de l’histoire, de l’évolution et de l’objectif de la prospection puis dans un seconds temps, les différentes techniques élaborée par l’archéologie aérienne à travers la préparation d’un vol, les différents indices révélateur et l’exploitation des documents.

c.) La préparation d’un vol

Le choix de l’avion
Pour avoir de bonne photographie il faut privilégier les engins n’allant pas trop vite.
Les ULM ont l'avantage de voler très lentement à basse altitude et de pouvoir se poser facilement dans n'importe quel champ, si le propriétaire est d'accord. Mais ils sont très dépendant du temps puisqu’ils ne peuvent être utilisé que par beau temps lorsqu’il n’y a pas trop de vent.
Les hélicoptères, bien qu’ils soient parfaits pour prendre de bonne photo puisqu’ils peuvent faire du surplace, se révèle trop onéreux.
L’appareil le plus utilisé est le petit avion d’aéro-clubs, ils permettent de couvrir de large surface rapidement et leurs prix est abordable. Ensuite certain sont plus pratique que d’autre pour pouvoir prendre de bonne photo sans être trop gêné par l’appareil.
Sont également utilisé les ballons dirigeable qui sont parfait pour les prises de vue mais trop dépendant du vent et donc peu maniables.
On note aussi l’utilisation de cerf volant, d’avions téléguidé ou de grande échelle surtout utile pour les petits chantiers.

La prise de vu
L'altitude moyenne des prospections est de l'ordre de 300 à 400 mètres

Le matériel de prise de vu
Il n’y a pas besoin d’utilisé d’appareil haut de gamme par contre l’utilisation du numérique s’avère très utile puisqu’il offre des possibilités de traitement de l’image par l’ordinateur et contribue ainsi à une interprétation et une analyse plus fine des objets étudiés.
De plus le numérique permet une exploitation et une diffusion rapide des informations scientifiques.

Où prospecter
Il y’a tout un travail de recherche, d’enquêtes préparatoires à faire sur la région que l’on va survoler :
- Il faut en connaitre les caractères naturels (milieu géologique, le climat etc…) et humains (grandes étapes de sont histoire).
- Examiner et analyser les cartes de l’IGN (Institut Géographique National) (photo-interprétation)
- Etudier les cartes et plans, anciens ou modernes qui contiennent de nombreuses information topographiques et toponymiques.
- S’informer des résultats de prospections qui on pu être faite au sol.
- Et enfin reporter sur les cartes et sur les plans cadastraux les sites connus et les sites potentiels.
- Il y’a aussi une prospection-inventaire qui sans se concentrer sur des sources particulière consiste à relever toute anomalie sans tenir compte de sa cause ou de son appartenance à tel ou tel type de vestige connu.

II. Les différentes techniques

L’Exemple :

François Besse
PROSPECTION AÉRIENNE EN ÉTAMPOIS
2006

Pour l’Essonne, cette prospection a débuté dans les années 1960 avec Daniel Jalmain, l’un des pionniers français dans cette discipline, développée par des observateurs militaires dans l’entre-deux guerres, notamment en Grande-Bretagne, Italie et France. Des prospections ont été menées par la suite par René Goguey, Louis Girard, Patrick Joy et Daniel Giganon. Depuis le milieu des années 1990, François Besse assure désormais une campagne de prospection chaque année au-dessus du sud essonnien.

Il y’a différents types d’indices qui nous permettent de reconnaître un site depuis une vue aérienne.

Les indices phytographiques (ou crop-marks en anglais) :
Ce sont enfaite des anomalies de la croissance des plantes. En effet la végétation répercute en surface les perturbations du sous-sol. En général, à l'emplacement d'anciens remblais (fossé, fosse, citerne, cave…), plus fertiles et plus humides, la végétation est plus vigoureuse, les plantes sont plus hautes et plus vertes. En revanche, les plantes ont tendance à s'étioler au niveau de substructions enfouies (Fondations, restes de murs arasés, dallages enfouis…). On peut dire que la végétation recrée le relief, mais en l’inversant.

La période la plus propice pour voir ces indices est
De fin avril à la fin juillet, car les anomalies phytographiques se manifestent lors de la maturation ou de la croissance des cultures, surtout en période de sécheresse, et en particulier lorsque celle-ci se produit au moment où les plantes prennent un vigoureux départ et ont le plus besoin d'eau.
Ces différences de couleur ne sont visibles parfois que lors d’une courte période de quelques jours ou semaines car, tôt ou tard, le retard de croissance des céréales se résorbera et puis une fois la moisson effectuée, il n’y aura plus la moindre trace…

Les indices topographiques
Le paysage actuel en lui-même est indice révélateur d’ancienne construction. Ainsi il faut savoir les déchiffrer, faire une carto-interprétation.
Il s’agit d’anomalies dans la géométrie générale du paysage, dont il faut chercher la raison.
Ca peut être des traces d’anciennes voies romaines ou alors des métamorphoses végétales avec des formes particulières qui trahissent ici par exemple une ancienne forteresse carolingienne.

le paysage trahit encore certaines chartes du Moyen Âge. La typologie des agglomérations peut révéler leur histoire

Ergnies (Somme). La limite des droits obtenus en 1210 transparaît encore dans le paysage par deux chemins circulaires concentriques. Celui qui entoure le village est dit "tour de ville".

Village-rue à Longuevillette (Somme).

La meilleur période pour ces indices est par beau temps afin de pouvoir prendre des paysage dans leurs ensembles donc Du début d'août à la fin de l'année.

Indices pédographiques (la couleur du sol) :
Après les labourages, et en particulier les labourages profonds, des anomalies de la couleur des terres (soil marks en anglais) apparaissent soit par temps humide et brumeux, soit après de fortes pluies, car les socs de charrues remontent en surface des éléments crayeux provenant des fondations. Le plan d'ensemble de bâtiments antiques est alors parfaitement visible.
Le meilleur moment pour repérer ses indices sont en hiver de janvier à avril, lorsque les terres sont dénudées par les labourages.

Indices hygrométriques: ces tâches d’humidité (damp-marks) indiquent souvent la présence d’un site.
Après de fortes pluies, les terres sont uniformément sombres. Si le temps s'améliore nettement, le sol sèche.
En quelques heures, il deviendra clair uniformément. Mais, pendant une très brève période intermédiaire, l'humidité persiste seulement en certains endroits et forme des taches et des lignes bien sombres à l'emplacement des fosses et des fossés anciens qui, même comblés, retiennent mieux l'eau.

Les sols crayeux sont extrêmement favorables à ces phénomènes, qui sont très rarement discernables sur sols limoneux où, quand très exceptionnellement ils se produisent, les indices sont alors inversés.

Les giboulées de mars
Les meilleurs clichés, bien contrastés à cause de cette humidité rémanente, ont été obtenus entre les giboulées de mars, après une très forte averse, par grand vent, en avion comme au sol. Le même phénomène peut se produire aussi lorsque la brume se lève. La rosée matinale, le givre et la neige fondante permettent aussi l'apparition de ce même phénomène, parfois observable sur le terrain.

Les restes de bâtiments construit en matières argileuses, en pisé ou torchis (surtout dans le nord de la France) vont mieux retenir l’humidité et vont laisser apparaître des taches diffuses dites maculiformes repérables sur tous les types de terres. Le plus impressionnant est que ces indices permettent même de localiser les bâtiments construits en matériaux périssable ou sur poteaux qui sont d’habitude indécelables parce qu’ils ne produisent pas d’autres anomalies visibles.

Indices sciographiques ou micro-reliefs: grâce aux ombres portées (shadow-marks), des sites qui on conservée une petite élévation peuvent être mis en valeur sur un sol nu ou même sur des céréales dont la hauteur de croissance est localement différente dans le champ.
Mais du fait des nombreux labourages les ondulations de terrain on tendances à disparaître. Ainsi en France il est rare d’avoir de tels indices mais ceux-ci sont très visibles dans les pays désertiques et subdésertiques.
Ces indices sont visibles par les rayons bas du soleil, tôt le matin ou en fin de journée, ou en hiver.

Conclusion :
Ainsi la prospection aérienne est un outil qui a une réelle utilité dans le domaine de l’archéologie puisqu’il a permis de découvrir ou d’affirmer l’existence de nombreux sites archéologiques et il a de plus l’énorme avantage de pouvoir couvrir de très grandes superficie en peu de temps et de n’être pas destructif pour les sites prospecté.
Mais depuis les années 1970-80 les chercheurs se sont tournés préférentiellement vers les photographies aériennes verticales de l’IGN couplant ainsi la photo-interprétation à la carto-interprétation en ai ressortie l’archéomorphologie qui est l’étude de l’organisation du paysage sur de grands espaces. On voit également ses dernières années l’introduction de l’imagerie satellitale dans la recherche archéologique qui semble prendre sont essor et va surement encore se développer.

Bibliographie :

- Guide des méthodes de l'archéologie Jean-Paul Demoule, François Giligny, Anne Lehoërff, Alain Schnapp. Edition La Découverte. Paris 2005 (p.28-29)
- Collection « Archéologiques », Alain Ferdière(Dir.), La Prospection, ed. Errance, Paris, 2006 (p.96-134)
Sites internet :
- http://www.corpusetampois.com/che-21-francoisbesse2006prospection etampois.html#etampes
- http://www.archeologie-aerienne.culture.gouv.fr/fr/

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