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Archéologie subaquatique

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Archéologie subaquatique

Message par Cyrille C. le Mar 20 Mai 2008, 23:32

L'archéologie subaquatique


L’archéologie est un domaine d’étude regroupant de nombreuses disciplines et impliquant la participation de nombreux corps de métiers spécialisés. L’une de ces disciplines est l’archéologie subaquatique. C’est une discipline particulière de par son histoire, les techniques employées, mais aussi par la diversité des vestiges concernés.
I/ définition, objectif, historique

1) Définition
Il s’agit d’une étude documentaire, éventuellement complétée par des relevés sur le terrain. La recherche d’anomalies visibles ou perceptibles du terrain, et susceptible de constituer des indices de dépôt archéologique. Il faut ensuite contrôler les anomalies par cartographie détaillée, prospection au sol et sondages destructifs.
La prospection subaquatique peut être comprise soit stricto sensu, c'est-à-dire la condition spécifique d’observation, dans ce cas, l’eau, soit par l’exploration dans les lacs et plan d’eau douce.

2) Objectifs
Malgré le coût largement supérieur de ce type de fouilles, les résultats sont intéressant grâce à la conservation des vestiges comme le cuir, les textiles, le bois,…

3) historique
Comme souvent en archéologie, l’archéologie subaquatique nait grâce à une découverte fortuite. L’hiver 1853-54 a été particulièrement froid ce qui à provoqué une baisse du niveau des eaux du lac de Zurich. Cette baisse du niveau de l’eau entraine des travaux de remblaiement qui ont mis au jour les vestiges de structures en bois. Cette découverte est considérée comme la base de l’archéologie subaquatique.
Les objets repêchés par F. Keller, président de la société des antiquaires de Zurich sont à l’origine d’un mythe. On pensait à l’époque que les cités retrouvées étaient composée d’habitat sur pilotis construite au dessus du lac.
En 1860 E. CHANTRE étudie les palafittes. Il s’agit de villages édifié sur les rives des lacs alpins. Lors de ces fouilles il voit à tort dans les structures du lac Paladru les restes d’un habitat lacustre alors qu’il a été bâtit sur la terre ferme puis inondé par la montée des eaux.
Le début de l’histoire de l’archéologie subaquatique est donc basé sur cette erreur.
C’est l’exploration d’un tumulus par le suisse Friedrich Schwab, d’un tumulus immergé au cœur du lac de Neuchâtel au lieu dit la Têne qui va donner le coup d’envoi à l’essor de la discipline. La fouille livre 150 épée en fer avec beaucoup de fourreau décoré en bronze au milieu d’autres armes être d’outils.

II/ méthode
1) recherches documentaires

milieu fluvial difficile d’accès et conditions d’intervention ds les lits mineurs liés aux phénomènes hydrologiques (courant, impossibilité de travailler en période de crue...) et qualité de l’eau (visibilité), navigation commerciale et touristique sont à prendre aussi en considération.
=> différents facteurs sont des gênes considérable à la pratique de prospections et de fouilles subaquatiques, de plus, domaine à couvrir très vaste dc très important dvlper les méthodes d’approche et d’études préliminaires afin de bien cibler interventions en plongée.
de plus carte archéologique des cours d’eau quasiment inexistante, car avant les archéologues ne croyaient pas en l’existence de vestiges structurés conservés en place des chenaux actuels.
En général extrêmement nombreuses et imprécises voire inutilisable (déplacement des cours d’eau etc etc)
à partir du XVe encore plus abondantes et concernent cours d’eau qui sont globalement restés à la même place. 3 groupes principaux.
-> les archives des Ponts et Chaussées, création par Trudaine en 1747.
-> les archives du Service Historique de l’Armée de Terre, fin XVIII-début XIXe, à Vincennes.
-> les cartes et plans, cartes antérieures au XVIIIe assez rares, exception : le plan scénographique de Lyon, daté du XVIe, carte de Cassini pas très précise ds lits mineurs...
On cherche principalement le contexte archéologique, des informations sur le cours d’eau, comme des modifications naturelles ou artificielles, et les profils en long et en travers des secteurs concernés. On utilise également la toponymie et l’étude des cartes anciennes.
On croise les résultats de ces recherches documentaires avec des recherches sur les berges. La présence de bâtiment, d’un guet, ou d’une installation en bordure de cours d’eau ou de lac, peut laisser supposer que des vestiges sont immergés.

2) prospection aérienne
La prospection aérienne permet observations impossibles à faire depuis les rives, car donne une vision globale du lit mineur et des deux berges. utilisation profitable des reflets dus au « frisonnement » ou « frisottis » de l’eau en aval d’un obstacle affleurant. anomalies visibles surtout à proximité des passages à gué donc possiblité de retrouver voies.

3) Prospection sur le terrain
a) La bathymétrie.

pstce d’une zone archéologique immergée se manifeste par des indices divers ms aussi par certaines anomalies du relief, de plus ou moins grande amplitude, qui peuvent être la signature de structures et d’aménagement. la connaissance de la topographie actuelle du lit d’un cours d’eau permet de localiser des zones particulièrement riches archéologiquement et d’améliorer le rendement de la recherche. bathymétrie, alliée aux puissants moyens de l’informatique, est une méthode qui permet d’obtenir rapidement des représentations du lit mineur d’un cours d’eau, sous forme de profils et de courbes de niveau (isobathes), et dont l’analyse permet de relever les anomalies topographiques comme des fosses qui constituent des pièges potentiels dans lesquels se sont déposés des objets entrainé par les courants.

b) Les observations visuelles
ds les lacs, l’observation visuelle directe est encore la règle. elle implique d’intervenir, autant que faire se peut, durant la saison froide pour bénéficier de la meilleure clarté de l’eau. les zones à prospecter sont parcourues systématiquement en immersion en suivant un cap au compas ou, lorsque les conditions l’exigent, dans des couloirs matérialisés sur le fond par des cablettes ou des cordelettes. celles ci peuvent même, ds certains cas (forte densité de vestiges, très faible visibilité, nécessité de pointage rapide), être organisées en maillage serré dont les noeuds, matérialisés par des tubes enfoncés dans le sédiment, sont implantés depuis la berge comme pour un carroyage terrestre. certes, le rôle du porte-mire alors est un peu plus délicat qu’à terre. ds les cours d’eau, la faible visibilité oblige souvent à ne pas utiliser la méthode des couloirs et à recourir, dès le stade de la prospection, à l’implantage d’un carroyage.

c) Les prélèvements
des informations sur les sédiments peuvent être apportées par de simples piquages à l’aide d’une tige métallique ou, pour plus de détails, par des carrotages. ceux ci remplacent les tarières à main des prospection pédestres. ils st réalisés à l’aide de simples tubes en pvc, de 5 à 7 cms de diamètre. bien que leur pénétration maximale soit inférieure à 2m, ils s’avèrent suffisants dans la plupart des cas. cette technique, très efficace dans les craies, limons et sédiments organiques, n’est pas applicable dans les sédiments sableux et souvent difficile à mettre en oeuvre en milieu fluvial (présence de pierres qui empêchenet l’enfoncement du tube).
afin d’estimer la densité des vestiges visibles et de localiser les échantillons pour les datations, une méthode courante est de réaliser le relevé de tous les éléments apparents (pieux, bois horizontaux, céramique, faune) en recourant à la triangulation. au cours de cette étape, après leur numérotation systématique par la pose d’étiquettes résistant au séjour dans l’eau, des échantillons de bois peuvent être prélevés pour des déterminations xylologiques et une première analyse radiocarbone. par la suite, si leur essence le permet (résineux, chêne, éventuellement hêtre), les bois peuvent faire l’objet d’analyses dendrochronologiques.

III/ exemple
un exemple de prospection thématique subaquatique : la Charente à Taillebourg – Port d’Envaux (Charente-Maritime)
un contexte historique ds lequel le fleuve a joué un rôle important, l’hypothèse de la pstce d’un point de franchissement, ainsi que des vestiges repérés 20 ans auparavant st autant de raisons qui ont conduite à prospecter le chenal de la charente entre les communes de taillebourg (rive dte) et de port d’envaux (rive gauche). ces travaux st dirigés par le Service Régional de l’Archéologie de Poitou-Charentes et réalisés ac la collaboration du DRASSM d’annecy. la zone concernée par cette recherche se trouve environ à 40 kms de l’océan atlantique et, malgré la pstce d’un barrage intermédiaire, elle est soumise aux variations liées aux marées : inversion du courant, augmentation ou baisse du débit, changements brutaux de conditions de visibilité st le lot quotidient des archéologues-plongeurs participant à ce chantier. les vestiges st immergés entre 7 et 8 m de fond, ce qui, en rivière, induite une faible visibilité. ttes ces conditions ont pesés sur les options méthodologiques retenues pr réaliser un recensement le plus exhaustif possible des vestiges psts ds le fleuve.
les 1ères recherches à vue, menées en 2001, ont confirmé la richesse du secteur, ms ont également mis en évidence la nécessité de travailler ds un cadre plus resserré que celui des habituels couloirs de prospection. l’abondance d’embarcations (on dénombre aujourd’hui 3 épaves assemblées et 15 pirogues) de mobilier (céramique, métallique et lithique), et de structures (lignes de pieux, restes de digue) ont rendu évidente la nécessité d’implanter un carroyage. ds un 1er tps, des carrés de 5 mètres de côté ont été matérialisés par l’implantation de tubes verticaux positionnés à l’aide de cablettes aux longueurs prédéfinies (côté et diagonales). afin de les rendre visibles aux plongeurs, un ruban plastifié de couleur reliait les angles des carrés. en 2004, le traitement d’une nvelle zone à forte concentration de mobilier a nécessité la mise en place de carrés de 2m de côté. le repérage à l’intérieur de ce carroyage est facilité par la numérotation des tubes . outre une installation facile et donc rapide, cette méthode souple offre l’avantage de s’adapter à la progression de la prospection et de permettre des choix tactiques. ainsi, à la fin de la campagne de 2002, la décision a été prise de se concentrer sur la couverture topographique du centre du fleuve au lieu de poursuivre vers les berges, où peu de vestiges étaient visibles.
la recherche à l’intérieur des carrés se décompose en 3 phases :
1. le nettoyage de la zone pour une meilleure lisibilité des vestiges, effectué manuellement ou à la lance à eau pour chasser le sédiment volatile accumulé principalement en rive gauche, ou bien encore à la suceuse à eau pour évacuer le sédiment moins meuble, composé de sable et de coquille, déposé en milieu de chenal et en rive dte.
2. le balisage des vestiges découverts au moyen de fiches numérotées et le prélèvement du mobilier dérivant. les éléments pris ds la couche argileuse ss-jacente st laissés en place, à l’exception du mobilier pouvant faire l’objet de pillage (objets métalliques notamment).
3. le relevé de ces éléments par différentes méthodes (triangulation et notes prises sur des ardoises en pvc, relevé au cadre à dessin, ortho-photoplan).
les pts extrêmes de chaque secteur st topographiés en surface, à la fin de chaque campagne, au moyen d’un caisson flottant surmonté d’un prisme ; la profondeur rendait en effet difficile l’emploi d’une canne téléscopique (stabilisation incertaine). ces pts st replacés ds un cadre cartographique précis grâce à la pstce de bornes implantées sur les berges par gps. elles forment un maillage géodésique qui couvre l’ensemble de la zone concernée par la prospection subaquatique et permettent également d’intégrer les résultats des prospections géophysiques conduites sur les berges.
les relevés réalisés sous l’eau sont ensuite mis au net sur informatique et l’ensemble des données est relevée sur un levé bathymétrique du chenal réalisé par la Direction Départementale de l’Equipement de Charente-Maritime. l’analyse de ce document, croisée avec les données issues des 1ères campagnes, a conduite, en 2003, à concentrer les efforts sur les hauts fonds nettement visible qui constituent les zones à fort potentiel archéologique et ceci pour 2 raisons principales : leur constitution en matériaux svt plus résistants les rends moins sensibles à l’érosion et leur position ds le chenal en font des lieux d’implantation privilégiés par les communautés riveraines du fleuve, pour des ouvrages de franchissement, des pêcheries, des moulins ou des digues de resserrement destinées à faciliter le passage des bateaux à leurs abords. c’est probablement une structure de ce dernier type qui a été mise au jour au cours de la campagne de 2003 : constituée de pieux et de pierres, elle est datée, par analyse radiocarbone puis par la dentrochronologie, du haut moyen age.
4 campagnes de prospection d’une durée d’un mois chacune ont permis de couvrir 2000 m² de façon exhaustive et de faire des observations précises ds la zone comprise entre les 2 secteurs concernés, où une pirogue avait été étudiée en 1984. un sondage a confirmé que 20 ans après sa découverte, cette embarcation n’existe plus. sa position ds le chenal, ds une zone soumise à l’érosion, explique cette disparition. on peut légitimement penser que les vestiges conservés ds le chenal st menacés de destruction à plus ou moins court terme, à plus forte raison qu’ils ont été dégagés pour être étudiés, et qu’il est donc urgent de les recenser. les prospections réalisées à taillebourg - port d’envaux st accompagnés de prélèvements et de datation systématique des bois. pr le moment, la majorité des éléments découverts (structures, mobilier divers et embarcations) se rattachent aux époques médiévales. ttes les données collectées st intégrées à la base Patriarche de la cellule carte archéologique du Service Régional de l’Archéologie de Poitou-Charentes. c’est la 1ère fois qu’une portion du fleuve Charente fait l’objet d’une prospection subaquatique systématique accompagnée d’une démarche interdisciplinaire. en effet, depuis 2003, les travaux menés à taillerbourg – port d’envaux, s’inscrivent ds le cadre d’un Projet Collectif de Recherche dont les principales actions st l’extension des recherches au lit majeur (prospections terrestres et géophysiques), la réalisation d’un relevé bathymétrique plus précis et plus étendu, la recherche ds les archives concernant le fleuve et des analyses technologiques de certaines catégories d’objets ou de matériaux (plombs et bois.)

CCL : Comme on l’a vu dans l’exemple l’archéo subaquatique permet de découvrir, des vestiges que l’on ne retrouve pas ailleurs et donc de compléter notre connaissance des civilisations passées. Mais malheureusement certaines pratiques, comme le dragage, détruisent ou détériorent des sites.

Bibliographie :
Philipe Jockey, L’archéologie, Belin, Col. Sujets, 1999, Paris
Unesco, L’archéologie subaquatique une discipline naissante, 1973, Paris

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