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Méthodes de datations naturelles

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Méthodes de datations naturelles

Message par Cyrille C. le Mar 20 Mai 2008, 23:25

Les méthodes de datations naturelles


Intro :
Définition du sujet  Les méthodes de datat° naturelle sont comme leur noms l’indiquent réalisées à partir d’éléments de la nature, quels qu’il soit bois, minéraux, ossements… Ces méthodes sont très diverses.
Objectif  Mais tout d’abord on peut se demander à quoi servent les méthodes de datation naturelles ? Il est important en archéologie de situer des faits archéologiques dans un cadre chronologique. La précision de la chronologie dépend des méthodes utilisées.
Ces différentes méthodes permettent d’établir l’ancienneté d’un objet par rapport à un autre ; ou de déterminer l’âge de l’objet étudié. Mais elles st ttes fondées sur des phénomènes cyclique.
Plan  Tout d’abord, ns parlerons de la dendrochronologie (méthode de datation naturelle la plus précise). Puis dans un second temps on abordera d’autres méthodes de datation naturelle.

I La dendrochronologie
1. Qu’est-ce que la dendrochronologie ?

C’est une méthode de datation dite « absolue » car elle permet d’obtenir des dates calendaires, quelle que soit le degré d’exactitude de la date (jour, mois, année, siècle, millénaire). La dendrochronologie permet de dater des bois en comparant leur rythme de croissance respectifs. A partir des dates obtenues par des bois on peut dater des gisement ou objets qui les ont fournis : bâtiment, ancien pont, meubles, soubassement de fortification en bois, hutte, palissades, œuvre d’art sur bois et même des foyers ayant conservé des charbons assez conséquents. Cette méthode s’applique donc a tout vestige de bois que l’on peut retrouver dans les fouilles terrestres et surtt subaquatique.
Le bois est un matériau sujet à des dégradation biochimique, principalement par moisissures ds des régions tempérées (ex : Europe). Cependant, le bois se conserve assez bien dans les conditions extrêmes : soit en milieu saturé d’eau (vasières, lacs, mers, nappes phréatiques, etc.) soit en milieu aride.
La dendrochronologie permet d’analyser les cernes d’un arbre correspondant à l’accroissement annuel et successif d’un tronc. => Ds les zones tempérées les cernes se forment chaque année au début du printemps jusqu’à l’été ou l’automne. L’arrêt de la croissance, l’hiver, marque la limite du cerne.
#Dans chaque cerne, on distingue vers l'intérieur une région poreuse qui correspond au bois formé au printemps (trachéides de grand diamètre assurant la conduction) et une région plus lisse qui correspond au bois formé en été (trachéides de diamètre plus faible assurant essentiellement le soutien). En comptant les cernes, on peut déterminer l'âge de l'arbre ou de la branche étudiée.

2. historique
Depuis l’Antiquité on connaît l’observation qualitative de ces anneaux. Léonard de Vinci avait même suggéré qu’en Italie l’épaisseur des cernes des arbres était liée à l’importance des précipitations pluviales dc il peut être considéré comme précurseur de la dendrochronologie.
Il a fallu attendre 1909 pr voir le réel début de cette discipline avec Andrew Eliott Douglass. Puis au fur et à mesure les mesures systématiques des cernes amenèrent les chercheurs américains à relier ces largeurs aux facteurs climatiques anciens, notamment aux précipitations pluviales dans des zones arides.
Les premières recherchent dendrochronologiques portaient sur les variations des cernes entre différentes espèces (sapin, hêtre …) puis ses études se sont étendues à l’Amérique centrale et à l’Amérique du Sud.
En Europe 2 écoles se développent une en Scandinavie, l’autre en Allemagne. (L’école scandinave a établi les variations de croissance de plusieurs conifères nordiques.)
En France, les milieux les milieux de recherche liés à la dendrochronologie se st dév à des vitesses différentes. L’INRA (Institut National de Recherches Agronomique) y fait son entré dès les années 60 avec Henri Pole qui invente une méthode révolutionnaire de l’exploration du cerne par rayon x. Mais cette méthode n’est pas développé en France mais au Canada puis en Suisse et au USA.
Un peu plus tard ce dév à l’INRA une cellule de dendrochronologie environnementale.
On peut donc considérer que la dendrochronologie historique et archéologique atteint sa première maturité dans l’ensemble de l’Europe occidentale à la fin des années 70.

3. méthode
La méthode de datation comporte plusieurs étapes :
- reconnaissance des espèces  les arbres st classées en 2 gpes distincts : les résineux et les feuillus.
- échantillonnage  on prélève une carotte de 6 à 12 mm de largeur (sondage) ou une rondelle sur l’arbre à étudier. Sur un échantillon plus le nombre de cernes est gd plus les chances de dater sont bonnes (doit faire + de 50 cernes voire 80)
 la plupart des bois archéologiques st soit altérés par le tps soit travaillés par l’homme. Les pièces des charpentes st taillés et l’on n’y trouve pas fréquemment l’écorce ; la périphérie des pieux est svt érodées par la pression des terres ou le courant subaquatiques ds lesquels ils st conservés : cela entraîne une perte de cerne. On tente de compenser ces effets en multipliant les prélèvements sur chaque ensemble archéologique ou architectural à dater. L’idéal est d’avoir au moins 10 à 12 pièces par ensemble supposé cohérent chronologiquement.
- on trace pour l’échantillon la courbe qui montre l’épaisseur de chaque cernes.
- comparer les cernes d’1 même arbre  on peut retrouver le rythme climatique de l’époque pendant laquelle les cernes ont été produits + permet de voir les périodes où favorables ou non (cerne large = année favorable / cerne étroite indice année défavorable)
- on compare ensuite la courbe de croissance à tous les arbres de la même espèce et d’un même ensemble écologique pr repérer les rythmes de croissance coïncidents. Par exemple les bonnes années les cernes bien développées se succèderont selon le même rythme que les bois contempo. Et à l’inverse si ces arbres n’ont pas vécu à la même époque ils auront des rythmes différents. Lorsque l’on veut comparer 2 arbres on cherche donc le maximum de similarité entre les suites des cernes => c’est ce que l’on appelle les séquences dendrochronologiques.

EXEMPLE :
Supposons que l’on connaisse la date du dernier cerne de l’arbre A (année 83) et que l’on ne connaisse pas celle de B. il suffit de compter le nbre de cernes qui séparent le cerne « 83 » du dernier cerne de B. on connaît maintenant la date de mort de B dc on peut dater le bois C et ainsi de suite… on constitue une courbe de séquence longue « D » qu’on utilisera ensuite pour dater des bois de la même zone écologique que A, B et C.
Il arrive parfois que les dendrochronologues ne connaissent pas de date d’abattage exacte pour chacun des arbres  ces grpes st dit « flottants ».
Les opérations de comparaison st réalisé par un ordinateur (Eckstein 1969, Fritts 1976) mais les tjrs vérifiés par l’homme au cas où il y aura des résultats contradictoires. Pour vérifier les résultats dessinent les chronologies sur du papier puis superposent les différents graphismes par transparence.
Généralement dans l’Antiquité et au Moyen-Age le bois était utilisé dans des constructions très peu de tps après l’abattage de l’arbre, contrairement aux habitudes actuelles. La date du dernier cerne avoisine souvent la date de construction de l’édifice étudié. Le problème n’est pas forcément le même pr d’autres utilisations (plats culinaires, statues, panneaux ou cadres pr peintures, etc…). le fait qu’un arbre ne montre pas de fentes ou de distorsions de séchage permet aussi parfois de conclure à som emploi à l’état vert.

4. Limites de la méthode
Le bois comme tout autre matériau organique résiste mal au tps. C’est dc rare d’en trouver en contexte archéologique sauf dans des chantiers humides ou excessivement arides.
+ Toutes les espèces ne peuvent pas non plus faire objet de datation car les cernes ne sont pas toujours assez visibles. L’espèce de référence pour l’Europe Occidentale est le chêne.


 Présentation Biblio
http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/bois/02-tronc.htm

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